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2016 – Jennifer Bond

Le Prix Tarnopolsky 2016 a été décerné à la professeure Jennifer Bond. Jennifer Bond est professeure agrégée à l'Université d'Ottawa; presidente de l'Initiative mondiale de parrainage de réfugiés; et fondatrice et professeure-conseil du Carrefour des réfugiés de l'Université d'Ottawa. Elle a aussi été conseillère spéciale auprès du ministère de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté; et dirigé la création du Programme d'appui au parrainage de réfugiés, qui a mobilisé plus de 1 300 avocats bénévoles pour aider les Canadiens de tout le pays qui cherchaient à parrainer des réfugiés à titre particulier.

DSC 0015 copyEn plus de publier de nombreux écrits, elle intervient souvent dans les médias comme commentatrice, a fréquemment prononcé des allocutions lors d'événements nationaux et internationaux, et est intervenue dans des litiges, notamment en témoignant dans d'importants dossiers de réfugiés auprès de la Cour suprême du Canada. Elle est titulaire d'un baccalauréat ès arts et d'un baccalauréat en commerce de l'Université de Calgary, d'un baccalauréat en droit de l'Université de Victoria et d'une maîtrise en droit de la Yale Law School.

Sa candidature a été soutenue par plusieurs collègues qui ont souligné le dévouement hors pair de Jennifer pour la cause des réfugiés au cours de la dernière décennie. Elle a fait preuve d'un leadership, d'un souci de se porter à la défense d'autrui, et d'une volonté d'éveiller la conscience communautaire face à la crise des migrants qui forcent l'admiration, et elle a été une incroyable source d'inspiration pour beaucoup dans le cadre de son travail.

Parmi les critères de 2016, le prix Tarnopolsky devait être attribué à une personne qui n'avait pas encore atteint la moitié de sa carrière. Étant donné le parcours remarquable qu'elle a accompli jusqu'à maintenant, Jennifer est une candidate qui mérite vraiment cette distinction.

Le 31 janvier, 2017, c’était notre plaisir de tenir un événement spécial pour la Professeure Bond, sur la Colline Parlementaire à Ottawa. Plusieurs membres de la CIJC, avocats et avocates, députés et sénateurs, et membres de la communauté ont été présents pour reconnaitre et célébrer les réussites de la Professeure Bond.

Suivant la cérémonie, la Professeure Bond a discuté l'importante question « Comment s'adresser à la crise des réfugiés? », avec la Sénatrice indépendante pour l’Ontario, Ratna Omidvar.

Vous pouvez visionner la discussion en ligne :

2015 - Louise Arbour, C.C., G.O.Q.

Le 5 novembre 2015, la CIJ Canada a désigné l’Honorable Louise Arbour comme lauréate du prix Walter S. Tarnopolsky, une distinction décernée annuellement à un individu ayant contribué de façon significative à la promotion des droits de la personne au Canada ou à l’étranger. Pour la remise du prix, une cérémonie intime a eu lieu dans la salle de conférence des juges de la Cour d’appel du Québec à Montréal.

arbour and mendesErrol Mendes, président de la CIJ Canada, a chaleureusement félicité Mme Arbour, citant qu’il était inutile de la présenter, car nombreux sont ceux qui connaissent sa contribution exceptionnelle aux domaines de la justice et des droits de la personne au Canada et dans le monde entier.

Me Arbour a siégé à la Cour suprême de l'Ontario, à la Cour d'appel de l'Ontario, et à la Cour suprême du Canada de 1999 à 2004. Elle a présidé une commission d'enquête sur la prison pour femmes de Kingston en Ontario. Elle a occupé des postes importants aux Nations Unies, dont celui de Haut-Commissaire aux droits de l'homme et procureur général pour les Tribunaux pénaux internationaux pour l'ex-Yougoslavie et le Rwanda. Elle est membre de la Commission mondiale sur les politiques en matière de drogues et de la Commission internationale contre la peine de mort. Elle est également membre du Conseil consultatif de la Coalition pour la Cour pénale internationale et a été membre de la Commission mondiale sur les élections, la démocratie et la sécurité. De 2009 à 2014, elle était présidente et directrice générale de l'International Crisis Group, une organisation qui contribue de manière considérable à la paix et la sécurité dans le monde.

Après avoir reçu le prix, Mme Arbour a livré un court discours devant une foule attentive de confrères et de consoeurs juristes avant de répondre candidement à leurs questions. Elle a également offert quelques réflexions sur l’état actuel des droits de la personne, exprimant un optimisme prudent que nous entrons dans une ère nouvelle où les défis mondiaux seront attaqués de façon pragmatique selon des observations factuelles, particulièrement en ce qui concerne les politiques sur les migrants et sur la drogue. D’ailleurs, Mme Arbour a indiqué que ce prix revêt pour elle une importance particulière, Walter Tarnopolsky étant un ancien collègue pour qui elle portait énormément de respect.

Louise Arbour et alLouise Arbour et al Sarah-Michèle Vincent-Wright, Stéphane Beaulac,Louise Arbour, Frédéric Bérard, Errol Mendes, Pierre Dalphond et Nathalie Des Rosiers

2000 Joseph Arvay, Q.C.

Joseph J. Arvay, c.r., de Victoria a été choisi comme lauréat du Prix Walter S. Tarnopolsky des droits de la personne. Le prix a été remis à M. Arvay à Halifax par Michèle Rivet, qui était alors présidente de la CIJ Canada.

« Joseph Arvay est, au Canada, l'un des plus infatigables et brillants défenseurs des droits civils et des droits de la personne », a rappelé Madame Rivet. « Il a apporté une contribution exceptionnelle à la cause des droits de la personne dans ce pays ».

Me Arvay s'est impliqué profondément dans de nombreuses et différentes causes d'intérêt public, et très souvent à titre purement bénévole. Parmi ces causes, il y a eu l'arrêt Little Sisters sur la liberté d'expression, la poursuite intentée par les étudiantes et étudiants de l'Université de Colombie- Britannique contre la conduite du gouvernement fédéral et de la police lors de la Conférence du CCCD (APEC) en 1997 et la défense du Traité Nisga'a relativement aux contestations constitutionnelles intentées au début de cette année.

Me Arvay exerce en litiges civils, constitutionnels et administratifs pour le cabinet Arvay Finlay de Victoria, lequel a été fondé en 1990. Me Arvay a été admis au Barreau de l'Ontario en 1977 et au Barreau de la Colombie-Britannique en 1982. Il a été nommé conseiller de la Reine en 1987. Il a obtenu ses diplômes en droit de l'Université de Western Ontario et de la Faculté de droit de Harvard. Il a consacré cinq ans à l'enseignement à la Faculté de droit de l'Université Windsor pour déménager ensuite en Colombie-Britannique en 1981. C'est là-bas que Me Arvay a commencé à exercer en matière civile et criminelle au nom du procureur général de Colombie-Britannique avant de se lancer en pratique privée il y a une dizaine d'années.

2001 A. Wayne MacKay

A. Wayne MacKay, président de l'Université Mount Allison, a été choisi comme lauréat du Prix Tarnopolsky de 2001.

« Wayne MacKay est l'auteur de réalisations remarquables sur le plan des droits de la personne dans ce pays », a rappelé Madame la juge Claire L'Heureux-Dubé lors de la présentation du prix, à Saskatoon. « Que ce soit à titre d'éminent professeur, pour ses travaux de recherche, sa carrière à la fonction publique ou encore en tant qu'avocat constitutionnaliste, son parcours est impeccable et inégalé. »

Résident de Sackville, au Nouveau-Brunswick, M. MacKay a approfondi les questions d'égalité et des droits de la personne dans le contexte universitaire pendant une vingtaine d'années. Au cours de cette période, il a reçu plusieurs récompenses pour ses qualités d'enseignant, notamment le Prix 1999 à la mémoire de W.P.M. Kennedy à titre de meilleur professeur de droit du Canada. En sa qualité d'avocat spécialisé et de conseiller juridique, il a rédigé cinq ouvrages juridiques à vocation pédagogique et une soixantaine d'articles dans les disciplines du droit constitutionnel et des droits de la personne.

Il est notoirement réputé pour les efforts qu'il a déployés à titre de directeur fondateur du premier programme Indigenous Black and Mi'kmaq à la Faculté de droit de Dalhousie, à Halifax, et comme directeur de la Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse de 1995 à 1998.

M. MacKay a obtenu son diplôme de bachelier ès arts de l'Université Mount Allison en 1970 et en 1972 il obtenait son baccalauréat en éducation. Il a passé sa maîtrise en histoire à l'Université de Floride en 1971, il a ensuite obtenu son diplôme en droit de la Faculté de droit de Dalhousie en 1978, et reçu à cette occasion la médaille d'or pour le rang le plus élevé au sein de sa promotion. En 1978-1979, il occupait les fonctions de légiste auprès de feu le Très honorable Bora Laskin, juge en chef de la Cour suprême du Canada. Il a enseigné à la Faculté de droit de Dalhousie de 1979 à 2001.

2008 Yves Fortier, C.C., O.Q., Q.C.

L. Yves Fortier, C.C., O.Q., c.r., avocat, arbitre, homme d’affaires, diplomate, et membre de longue date du Conseil de la CIJ Canada a été nommé lauréat de l’édition 2008 du Prix Tarnopolsky. Le prix a été remis à M. Fortier par l’honorable Michèle Rivet, lors de la réunion conjointe de la CIJ-Canada et du Forum des juges canadiens, qui a eu lieu à Québec, dans le contexte de la Conférence juridique canadienne de l’ABC de 2008.

Président du cabinet Ogilvy Renault depuis 1992, M. Fortier a été membre de la Cour permanente d’Arbitrage de 1984 à 1989, ambassadeur et représentant permanent du Canada auprès des Nations Unies de 1988 à 1992, et le représentant du Canada auprès du Conseil de sécurité des Nations Unies de 1989 à 1990. M. Fortier a plaidé d’importantes causes devant toutes les différentes instances judiciaires canadiennes, de même que devant des tribunaux d’arbitrage nationaux et internationaux. Il a également été avocat-conseil de nombreuses commissions royales et commissions d’enquête au Québec et au Canada.

Contrairement à l’usage, qui veut que le lauréat du Prix Tarnopolsky prononce une allocution lors de la réunion annuelle de la CIJ-Canada, M. Fortier s’est joint à Mme Louise Fréchette, et les deux ont été conférenciers principaux à l’occasion du programme spécial de commémoration du 50e anniversaire de la CIJ-Canada et du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

2014 Robin Sully

Robin Sully

Le 15 novembre 2014, Robin Sully a reçu le prix Walter S. Tarnolpolsky pour ses apports exceptionnels aux droits de la personne pendant les presque 20 ans passés en qualité de directrice du programme de Développement international de l’ABC. Elle est membre du Conseil d’administration de la CIJ-Canada.

Le prix lui a été remis par le professeur Errol Mendes, président du chapitre canadien de la Commission internationale de juristes lors de la conférence annuelle du Conseil canadien de droit international à Ottawa.

La nomination de Robin Sully a été appuyée par 25 lettres sincères rédigées par d’éminents juges et juristes du Canada, de l’Asie et de l’Afrique qui ont eu l’occasion de travailler avec elle et ont vu sa passion pour la défense de la primauté du droit dans le monde entier. L’engagement de principe inébranlable de Robin envers ses objectifs et son énergie et son enthousiasme illimités ont été cités comme les principales raisons du succès du programme de l’ABC.

Le prix honore les résultats importants dans le domaine des droits de la personne atteints au moyen d’un projet de l’ABC au cours des 20 dernières années et l’effet personnel que le leadership de Robin Sully a eu sur la réalisation de ces résultats.

Vous pouvez lire le texte du discours que Robin a prononcé lors de la cérémonie, et son article intitulé , “Rule of Law and the Post-2015 Sustainable Development Agenda – It’s About Justice!” (en anglais seulement).

2013 Paul Champ

Paul Champ

Le lauréat de 2013 du prix Tarnopolsky est Me Paul Champ, avocat d’Ottawa.

Me Champ exerce le litige civil dans une variété de domaines, dont les droits de la personne, le droit de l’emploi, le droit du travail et la justice sociale. Paul a été impliqué dans de nombreux dossiers de droit constitutionnel importants afférents aux droits fondamentaux de la personne, et s’est positionné comme chef de fil sur les questions juridiques touchant la sécurité nationale et les autorisations de sécurité.

Paul représente régulièrement des organismes tels qu’Amnistie internationale et l’Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique. Le cabinet est membre du Réseau international de la justice. Paul a défendu les droits des détenus afghans appréhendés par les Forces canadiennes. Il a aussi été impliqué dans l’enquête Iacobucci concernant la torture de trois Canadiens à l’étranger et a comparu devant la Cour suprême du Canada dans l’affaire Canada v. Khadr. La protection des libertés civiles et le respect des droits fondamentaux de la personne sont des valeurs importantes pour Paul en tant que citoyen et avocat.

La médaille Tarnopolsky a été remise à Me Champ le 13 novembre 2013, en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle aux droits de la personne. Plus de 70 personnes étaient présents pour la présentation et l’allocution, tenues à l’Université d’ Ottawa. Me Champ s’est prononcé de manière éloquente et honnête sur les défis pour l’accès à la justice et les droits de la personne au Canada.

Vous pouvez visionner son discours complet ci-dessous (en anglais seulement):

2012 Elise Groulx

Elise Groulx web

Élise Groulx Diggs, de Montréal, est la lauréate de l’édition 2012 du Prix Tarnopolsky des droits de la personne. Elle a été reconnue comme étant une juriste exceptionnelle qui s’est résolument engagée à apporter une contribution essentielle dans la vie des autres, aussi bien au Canada qu’à l’étranger. Ronald Atkey, C.P., c.r., qui était alors président de la CIJ-Canada a affirmé : « Tout au long de sa carrière, elle a fait preuve de beaucoup de courage, de générosité, de détermination, et, surtout, d’un dévouement sans bornes pour les droits de la personne et les idéaux de la justice.»

Avocate de la défense en droit pénal et spécialiste du droit pénal international, Me Groulx Diggs est la présidente fondatrice de l’Association internationale des avocats de la défense (AIAD), qui œuvre pour garantir des procès justes et équitables aux personnes accusées de crimes contre l’humanité. L’AIAD a joué un rôle crucial dans l’établissement du Règlement de procédure et de preuve de la Cour pénale internationale (CPI). Sous la direction de Me Groulx Diggs, l’AIDA a également contribué à la création d’une nouvelle section de la CPI qui s’occupe de l’indépendance de la défense, de l’organisation de la profession juridique internationale et du rôle des juristes dans le respect des procédures pour un procès juste et équitable.

Me Groulx Diggs est également fondatrice du Barreau pénal international (BPI). Étant la première présidente de celui-ci, elle a été à la tête d’un mouvement qui a réuni des barreaux nationaux, des ONG et des juristes venant de plus de 40 pays, pour apporter leur soutien aux juristes qui exercent devant la Cour pénale internationale, pour défendre l’indépendance de la profession juridique et pour améliorer l’accès à la justice au sein du système de justice international.

Au cours des 10 dernières années, elle a fait du travail novateur dans les domaines de la justice transitionnelle, des entreprises et des droits de la personne dans les régions touchées par des conflits.

Me Groulx Diggs, du fait de ses nombreuses réalisations, a été honorée de plusieurs prix, dont des médailles que lui ont décernées le Barreau du Québec et celui de Paris, ainsi que le « Champion of Justice Award » de la National Association of Criminal Defense Lawyers des États-Unis. En 2011, Élise Groulx Diggs a été sélectionnée par l'Association canadienne des libertés civiles comme une des « Vingt Canadiens et Canadiennes extraordinaires » pour sa contribution à la primauté du droit et à la défense des libertés civiles à l’échelle mondiale.

Le Prix a été remis à Me Groulx Diggs au cours de la réunion annuelle de la CIJ-Canada, le dimanche 12 août 2012 à Vancouver.

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